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Né le 24 mai 1952 en région parisienne, le futur empereur de la nuit voir le jour dans une famille modeste, très vite déchirée par un divorce douloureux. Pour compenser la perte de la figure paternelle, la mère de Marc Cerrone offre à ce dernier sa première batterie très jeune. Amateur de musique rock et soul venue d'Outre-Atlantique (Jimi Hendrix, Otis Redding), l'adolescent intègre plusieurs formations collégiennes puis lycéennes et décide de faire de la musique son gagne-pain futur.
Dès 18 ans, il commence à tourner avec son groupe, Kongas, mais le succès n'est pas au rendez-vous. Le rock est un genre en chute libre, et de nouvelles sonorités synthétiques envahissent les dancings. Avec les années 1970, l'Occident entre dans une logique de société de loisirs et le public devient consommateur de divertissements de masse. Dès 1969, Marc Cerrone propose ses services d'animateur à Gilbert Trigano, fondateur du Club Méditerranée, et Kongas fait partie de ces groupes chargés d'animer les soirées des Gentils Vacanciers. Pour Cerrone et ses compagnons, la vie ressemble désormais à un été sans fin avec plages, cocotiers et jolies filles, la chose qui leur est demandée en retour étant d'auditionner quelques groupes et d'animer quelques soirées de ci, de là.
En 1979, Cerrone a une révélation : le Disco, c'est terminé et d'autres genres vont faire danser sur les pistes des boîtes de nuit. « Angelina », son cinquième album, est clairement orienté new wave et, en dépit de son opportunisme clairement affiché, fait un tabac. Cependant, le compositeur a du mal à s'imaginer en tant que chanteur punk ou new wave, et c'est désormais vers le funk qu'il se tourne. En 1988, Cerrone est contacté par le ministère de la Culture pour un spectacle donné au Trocadéro. L'expérience s'avérant concluante, Marc Cerrone comprend tout le potentiel qu'il peut tirer de grands spectacles, façon son et lumière, un peu dans la veine de ceux de Jean-Michel Jarre. En 1989, il participe aux célébrations du bicentenaire de la Révolution française.
En 2007, un immense concert new-yorkais en hommage aux trente ans du disco se voit annuler pour causes de risques terroristes. Le concert est reporté à 2008 et ce regain d'intérêt pour son travail incite Cerrone à sortir de nouveaux albums, profitant de la vague « revival ». Lui qui n'a pas de mots assez durs pour fustiger la nouvelle scène house, trop timorée et pas assez imaginative à son goût, revient sur le devant de la scène pour reprendre la place qui est naturellement la sienne. En 2010, après les hommages successifs de Bob Sinclar en 2001 et Jamie Lidell en 2008, Cerrone s'auto remixe dans « Symphony - Variations of Supernature ».
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